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« – De quoi rêve l’Oie ? – de Maïs. »

Des artistes contemporains se confrontent au monde silencieux du sommeil et celui mystérieux des rêves et des cauchemars. Ces expériences psychiques qui parlent à chacun de nous, se traduisent chez les artistes contemporains en des formes singulières qui utilisent tous les médiums actuels (photo, vidéo, installations, dessins… etc). Nous interrogerons les différents sens de ces investigations.

La voie royale

Albrecht Dürer nous propose au XVIème siècle la première illustration d’un rêve personnel. Par la suite des artistes vont explorer cette voie, à la faveur d’un intérêt nouveau pour leur propre subjectivité. Ce sont d’abord les symbolistes, comme Fussli, Redon, Gauguin qui mettent en scène leurs cauchemars, leurs obsessions, leurs fantasmes ; Puis ce parti-pris sera relevé avec brio par les surréalistes, qui enrichiront leurs recherches par une connaissance enthousiaste des découvertes freudiennes.

Füssli, Le Cauchemar

Représentation du rêve

Le monde nocturne a constitué un engouement jamais démenti dans l’histoire de l’art occidental. Dès la Renaissance, la représentation des songes et visions bibliques, des grands rêves fondateurs de l’Histoire ou des Oracles et rêves mythologiques permet à l’artiste d’inventer un espace propre à la représentation « de cet autre monde ». Ce faisant, il prend ses distances avec la rigueur de la perspective et apprend à jouer avec l’expression de la lumière. (Piero della Francesca, Raphael, Durer, Greco, Rembrandt, de La Tour, Ingres…)

Georges de La Tour, L’Apparition de l’ange à saint Joseph, ou Le Songe de saint Joseph, Musée des beaux-arts de Nantes

Femmes artistes (ou) L’art au féminin

L’histoire de l’art occidentale compte peu de femmes dans son histoire (Artemisia Gentileschi, Louise Élisabeth Vigée Le Brun, C.Rosalba, Rosa Bonheur, la tragique Camille Claudel…).

À travers quelques beaux portraits de ces femmes, nous découvrirons comment celles-ci ont intégré la profession d’artiste. Au XXème siècle, les femmes ont également conquis différentes strates du milieu artistique, inaugurant ainsi des évolutions notables dans le débat esthétique.

Louise Élisabeth Vigée Le Brun, Autoportrait (1790).

Le tissu sous toutes ses coutures

De l’organisation du drapé au tissu qui habille, plisse, se forme et se déforme, puis au tissé qui désigne la texture, l’organicité du tissu, le touché, nous abordons un territoire complexe des arts plastiques. L’expression du drapé par le dessin est un parangon majeur de l’académisme quand la couture et les travaux d’aiguille ont été longtemps relégués au rang des arts mineurs, considérée comme un art d’agrément destiné à parfaire l’éducation des jeunes filles.

Ouvrages de dames

Fil secret dans la création féminine du XXème siècle

Pendant très longtemps, le métier de peintre ou sculpteur a été considéré comme « déshonorant » pour les femmes. Cependant celles-ci n’ont jamais cessé de créer, mais en utilisant bien souvent des supports et médium «dépréciés», appartenant au registre des arts décoratifs, comme le fil et l’aiguille.

On peut y voir un lien avec les créations remarquables d’artistes contemporaines comme Louise Bourgeois, Annette Messager, Niki de Saint Phalle… Et bien d’autres.

Louise Bourgeois, Maman, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

Jazz et peinture

Entre images, sons, éclats de saxophone et paroles, une conférence à 2 mains (et deux souffles)

Dans les années 20, l’impact de l’art nègre en France est assez puissant ; il trouve son exutoire dans l’instrumentation hurleuse et colorée du Jazz et le besoin de vivre vite et de s’amuser à tout prix. Côté cabaret, Joséphine Baker et la «Revue nègre » font le plein, et parallèlement les peintres s’inspirent de la statuaire africaine et de modes de vie exotiques, plus libres.

Joséphine Baker, 1927 (photo de Walery).

Afrique, Afriques : magie d’un parcours

C’est par le biais de l’anthropologie que les objets africains arrivent en Europe au début du XXème siècle. Il faudra presque un siècle pour qu’ils deviennent des objets esthétiques, comme en témoigne le récent Musée du Quai Branly.

Aujourd’hui, l’occident se tourne avec intérêt vers la création émergente venue de territoires aussi contrastés que l’Afrique du Sud, ou la multitude des pays de l’Ouest.

La recherche du paradis perdu, Paul Gauguin

Artiste fantasque et prolixe, Gauguin vient tardivement à la profession de peintre.

En 1888, mû par une recherche effrénée d’exotisme, il s’installe en Bretagne pendant presque neuf mois, où ses recherches picturales vont s’affirmer dans des compositions serrées, le synthétisme des formes, la simplification des couleurs posées en aplat. Le voyage postérieur en Océanie confirmant ces nouvelles recherches stylistiques, lui permettront d’aborder la sculpture en bas-relief.

Fatata Te Miti, 1892, National Gallery of Art

Transport 1 : de la voiture à la bagnole

Au XXème siècle, la voiture est devenu un objet de fascination collective. Symbole de la vitesse et d’une nouvelle forme de mobilité, elle est magnifiée chez les modernes par la peinture ou le collage, puis évoquée sur un mode tragique par les crash sérigraphiés de Warhol. Aujourd’hui, les artistes usent de l’objet lui-même pour approcher les valeurs symboliques de l’automobile : Carcasses de voitures et tôles froissées envahissent de plus en plus les lieux d’expositions, suggérant que parfois, du Cimetière de voiture au Musée, les écarts sont faibles !

Ant Farm, Cadillac Ranch, 1974